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Le Programme


ENVIRONNEMENT

A) CONSTAT

Au cours de la civilisation industrielle, et surtout pendant les 40 dernières années, notre cadre de vie, nos paysages, notre patrimoine se sont dégradés : pollution des éléments naturels (air, eau, sol), laideur et gigantisme de l’urbanisme, nuisances et menaces sur notre santé et notre alimentation, augmentation des déchets et des rejets, concentration urbaine et désertification rurale, explosion du vandalisme, réchauffement climatique, diminution de la biodiversité animale et végétale, etc.

Cette dégradation n’est ni une fatalité, ni le fait du hasard : elle est due à l’impéritie des politiques, de gauche et de droite, qui se partagent le pouvoir depuis plus de 30 ans. Pour enrayer ces évolutions néfastes, le Front National ne souhaite pas revenir à l’âge de pierre, considérant qu’il n’y a pas incompatibilité entre qualité de l’environnement et progrès technologique dûment maîtrisé.

À l’heure où des préoccupations légitimes mettent en avant l’urgence de la situation en matière environnementale, le Front National rappelle qu’il a consacré, dès l’origine, une part de son programme à la préservation de l’environnement et aux dangers du monde industriel. La richesse de la faune, de la flore et des paysages français est un vecteur fondamental de la qualité de vie et de l’identité nationale.

Nous plaidons pour une vision globale et apolitique de l’environnement :

- Globale, car il faut intégrer les réflexions sur les économies d’énergie et la gestion des ressources naturelles dans l’ensemble des politiques publiques et non en faire un sujet déconnecté du reste. En outre, il est nécessaire d’avoir une vision complète de l’environnement, comprenant le respect des paysages. La gestion de l’urbanisation et de la qualité architecturale est le plus souvent omise par les politiques, alors que c’est un des premiers éléments de notre cadre de vie.

- Apolitique, car les questions de l’environnement ont été accaparées par les Verts ou les altermondialistes qui en ont une lecture biaisée, mêlant au juste souci de protection de l’environnement la défense des sans-papiers ou le financement d’organisations d’extrême gauche. On peut parfaitement nourrir des sentiments écologiques sans être partisan de l’ouverture totale des frontières et du droit de vote des étrangers. C’est toute la partie soi-disant sociale du concept de développement durable qui doit être observée avec méfiance.


B) MESURES


Les mesures que nous préconisons s’articulent autour du respect de la nature et de ses lois, d’un retour à l’échelle humaine des échanges économiques, de la défense des intérêts de la France, de sa pérennité et de son identité :

- Développer une approche transversale de l’environnement au niveau de chaque ministère concerné (Industrie, Transport, Agriculture, Aménagement du territoire, Tourisme, etc.), sous l’autorité du chef de l’État ou du Premier ministre. En particulier, nous refusons la création de tout « nouvel impôt écologique » : la véritable approche écologique doit consister à affecter à la défense de l’environnement une part du produit fiscal provenant de toutes les taxes existantes, touchant les secteurs économiques et marchands.

- Susciter une véritable conscience écologique, par une instruction civique et une responsabilisation dès l’école, basée sur le respect des autres et une vision de l’intérêt général de la planète.

- Écarter tout objectif autre qu’environnemental dans la notion de développement durable, afin que l’écologie ne devienne pas le prétexte à une politique d’immigration laxiste et à la préférence étrangère.

- Encourager le tri et le recyclage des déchets, en particulier issus des véhicules, de la bureautique et des appareils ménagers. Et maintenir le financement de ces mesures à la source, par la voie d’une taxe spécifique dans le prix de vente.

- Étant donné le fort développement des OGM – spécialement outre-Atlantique – il est nécessaire de poursuivre toutes les recherches en France sur les OGM. Celles-ci doivent cependant être effectuées dans des espaces confinés. De plus, outre le respect du principe de précaution (impliquant plusieurs années de retour de connaissance, à l’exemple de la législation sur les médicaments, sur l’absence de conséquences collatérales nuisibles), tout OGM ne doit pouvoir être cultivé et commercialisé que si sa reproduction dans la nature est rendue impossible. Par ailleurs, la chaîne de traçabilité des produits OGM doit être totalement respectée de façon à garantir l’information du consommateur.

- Moduler le taux de TVA en fonction de l’absence totale ou partielle d’OGM dans les produits.

- Renforcer les dispositifs de prévention des pollutions ainsi que leurs sanctions pénales : marées noires, incendies de forêts, décharges sauvages, vandalisme, etc.

- Développer une collaboration par objectifs au niveau mondial sur les questions d’environnement et de protection des ressources, sans pour autant accepter une gouvernance écologiste mondiale qui prévaudrait sur la souveraineté nationale.

- Initier une grande politique de qualité de l’habitat et des paysages, repensant l’insertion de l’urbanisme dans l’environnement naturel, notamment par des aides nouvelles à la rénovation de l’ancien et une charte d’insertion paysagère des constructions nouvelles.

- Poursuivre la requalification des cités sans âme des années 1960 et leur remplacement par un habitat de taille et d’esthétique traditionnelles, financé par les crédits actuellement consacrés à la « Politique de la ville ».

Une série de mesures spécifiques sera mise en place pour le respect de la vie animale :

- Limitation des élevages en batterie et incitations pour les éleveurs offrant un espace vital décent aux animaux.

- Limitation des transports d’animaux vivants, avec pour objectif l’interdiction des mouvements transfrontaliers.

- Législation pour limiter les expérimentations sur des animaux, notamment lorsque la recherche permet de l’éviter.

- Programme de lutte contre les abandons d’animaux de compagnie et actions en faveur des centres d’accueil et de l’adoption.
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