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Le Programme


JEUNESSE

A) CONSTAT

Les jeunes et l’école :

L’école primaire a pour vocation première d’apprendre les connaissances essentielles que sont la lecture, l’écriture et les bases de l’arithmétique.

À bien des égards, elle est aussi pour le jeune enfant un lieu d’apprentissage de la vie et des codes de conduite en société, en particulier pour ceux qui vivent dans des structures familiales distendues. Le goût de l’effort, le sens du mérite et la récompense qui les accompagne ne doivent pas être éclipsés par la volonté de ne laisser personne au bord du chemin.

Or ces missions sont de moins en moins bien assumées par l’école. La proportion d’enfants arrivant dans le secondaire sans savoir lire ni écrire correctement ne cesse de progresser : 20 % à 30 % des enfants ont des difficultés de lecture en arrivant en sixième, ce en dépit du budget considérable de l’Éducation nationale, premier poste de dépense de l’État. Quant aux valeurs de travail et de discipline, elles sont remises en cause au même titre que l’autorité des professeurs.

Le développement de l’absentéisme, la contestation des enseignants et, dans des établissements de plus en plus nombreux, la montée de l’insécurité, accélèrent cette désorganisation de l’école.

La politisation des manuels scolaires ou des enseignements est également un souci, l’Histoire de France étant trop souvent réduite, par exemple, à des épisodes « honteux », comme l’esclavage, la collaboration, ou la torture en Algérie. Les heures de cours sont désormais prétexte à toutes sortes d’opérations de sensibilisation (ex : sécurité routière, secourisme, etc.), parfois tendancieuses (ex : Journée contre le racisme, initiation à l’Europe, etc.).

Enfin, l’école est directement touchée par le phénomène migratoire. L’arrivée d’élèves ne maîtrisant pas ou mal la langue a pour conséquence de créer des différences de niveau au sein des classes.

Face à ce constat, il est nécessaire de redonner son efficacité et sa neutralité au système éducatif, ce qui passe autant par des réformes courageuses que par un mouvement d’ensemble, participant du rétablissement de certaines valeurs comme le mérite personnel ou l’autorité des professeurs.

Les études supérieures :

Le dogme égalitariste issu de mai 68 a eu pour conséquence de retarder la sélection, qui se fait au bout d’un, deux ans ou plus passés à l’université, voire au moment d’entrer sur le marché du travail ! Ainsi conçue, l’université est un leurre, puisque le diplôme ne garantit aucun niveau réel ni aucun emploi potentiel.

Par ailleurs, les procédures de discrimination positive pour les concours d’entrée aux grandes écoles tendent à se généraliser, sur le modèle de ce qui a été fait à Sciences Po. Désormais, il va devenir normal que les jeunes issus de l’immigration, bénéficient d’une procédure allégée par rapport aux autres étudiants.

Le logement étudiant :

La difficulté de se loger est un problème général, mais qui s’applique particulièrement aux jeunes étudiants qui doivent, en dépit de ressources par définition modestes, trouver à se loger dans une ville ou un quartier proche des établissements où ils sont inscrits, souvent recherchés et chers.

Trouver un emploi :

Trop de jeunes peinent aujourd’hui à trouver un emploi, les statistiques du chômage des jeunes sont hélas supérieures à la moyenne. Beaucoup ne trouvent pas de débouchés après leurs études et sont contraints d’accepter un poste en deçà de leurs compétences ou sans rapport avec leur formation. JEUNESSE 65

L’inadéquation des formations proposées avec les attentes et les besoins du monde du travail est un réel enjeu pour le système éducatif. Les politiques mises en place depuis trente ans, collège unique sous Giscard, 80 % d’une classe d’âge au niveau du Bac sous Mitterrand, ont abouti à dévaloriser les filières professionnelles et à envoyer vers les filières universitaires trop de jeunes, eu égard aux débouchés réels de ces formations.

Plus accessoirement, aujourd’hui, nombre de métiers conduisent les employeurs à exiger de leurs employés qu’ils aient le permis de conduire. Or la dépense qu’impose l’obtention de celui-ci est souvent trop élevée.


B) MESURES


Enseignement primaire et secondaire:

- Réintroduire l’instruction civique au collège et rétablir l’autorité des professeurs au sein des classes.

- Lutter contre la politisation de l’Éducation nationale, en interdisant les manifestations politiques d’étudiants ou d’enseignants organisées pendant les heures de cours.

- Imposer aux professeurs un temps de présence supplémentaire au sein de leur établissement, consacré à l’aide aux devoirs pour les élèves, ce qui éviterait que seuls ceux issus des catégories sociales aisées bénéficient de soutien extérieur.

- Développer le système d’orientation au lycée et revaloriser les filières professionnelles et l’apprentissage.

- Exiger une tenue vestimentaire sobre de la part des élèves, ce qui permettrait d’estomper les différences sociales et d’éviter les rackets ; interdire les téléphones portables dans l’enceinte des collèges et des lycées.

- Proposer de manière optionnelle le passage du code de la route dans le programme scolaire du lycée.

Enseignement universitaire ou professionnel :

- Désengorger les filières pléthoriques dont on sait pertinemment que la majorité des élèves ne trouveront pas de travail à l’issue de leur formation.

- Développer le prêt étudiant (à taux zéro) pour permettre aux jeunes de faire les études de leur choix.

- Conserver et développer le système des bourses attribuées sur critères sociaux, à condition que ces critères soient doublés par ceux du mérite ou de l’assiduité.

- Relever le plafond des revenus permettant d’accéder à une bourse d’études, afin que les enfants issus des classes moyennes puissent également en profiter.

- Favoriser les relations des facultés avec les entreprises, afin de développer l’offre de stages pour les étudiants et d’améliorer leur statut de stagiaire, et établir un réel contrôle des offres de stage proposées par les entreprises, afin de s’assurer que les postes ne pourraient pas faire l’objet d’un CDI.

- Supprimer les passerelles ZEP pour l’accès aux grandes écoles. Proposer à la place un soutien scolaire aux meilleurs élèves des ZEP.

- Développer les aides financières pour l’obtention du permis de conduire.
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