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Le Programme


POLITIQUE ÉTRANGÈRE

A) CONSTAT

Le bilan actuel de la politique étrangère de la France est désastreux.

Il se traduit par :

- L’effacement de notre pays de la scène internationale, malgré les multiples interventions militaires pour lesquelles nous avons été sollicités.

- L’alignement de notre politique internationale sur celle des États-Unis depuis le discours de Mitterrand au Bundestag de 1983 et le sommet de Versailles de 1992. Et ceci, mise à part la timide et provisoire tentative de distanciation lors de la deuxième guerre du Golfe, qui, en dépit des discours Dominique de Villepin n’a pas été accompagnée d’un vote conséquent au Conseil de Sécurité.

- La baisse de notre influence dans la sphère habituelle où elle s’exerçait. La France y est concurrencée politiquement, culturellement et surtout économiquement, notamment par les États- Unis et la Chine.


B) MESURES


- Restaurer une fonction diplomatique compétente et spécialisée

C’est pourquoi nous appelons à travailler à la restauration de notre grandeur et de notre influence avec une diplomatie dont on aura restauré le recrutement par un concours spécifique. Car cette vocation requiert d’autres compétences (juridiques, politiques, humaines, linguistiques, etc.) que celles de la carrière préfectorale ou celles de l’Inspection des Finances.

- Fonder notre diplomatie sur le respect des souverainetés nationales dont la France doit redevenir la référence

La France, plus vieux pays du monde après la Chine, incarnera pour tous les peuples, le principe de la souveraineté nationale, donc le libre choix par chacun de son destin. Loin de nous placer en opposition avec le reste du monde, comme les menteurs professionnels essaieront de le faire croire, ce programme ne saurait nous aliéner nos véritables amis.

« Nationaux de tous les pays, unissez-vous » avions-nous naguère lancé. Demain, cette maxime deviendra réalité, non seulement pour des patriotes des diverses Nations d’Europe, mais pour des Africains, des Asiatiques, des Américains du Nord ou du Sud, qui font les mêmes constatations que le mouvement national français, subissent les mêmes épreuves et affrontent les mêmes adversaires et qui comprennent parfaitement qu’en défendant notre identité, nous défendons par la même occasion celle de toutes les Nations, donc la leur.

- Reprendre notre place dans les organisations internationales

Une France prospère et indépendante devra rayonner dans le concert des Nations. Contrairement à tous ceux qui se sont succédé au pouvoir depuis quarante ans, nous ne devons pas craindre d’utiliser tous les droits que nous confère notre situation de membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations unies, et que nous a conservés le sacrifice de nos soldats engagés dans des opérations internationales de maintien de la paix, comme en Afrique, au Liban, ou en Bosnie-Herzégovine. Comme la Charte lui en donne la possibilité, et comme elle aurait dû le faire avant la deuxième guerre contre l’Irak, la France fera donc usage de son droit de veto, si cela peut s’avérer utile au maintien de la paix ou à la dénonciation des nouveaux impérialismes.

Nous nous unirons à cet effet aux grandes Nations libres d’antique civilisation qui sont en butte aux mêmes menaces d’acculturation que nous, l’Inde, le Japon et la Russie. Conformément à nos traditions, les liens avec ce dernier pays seront particulièrement renforcés dans la perspective de la mise en valeur de la « sphère boréale » de Brest à Vladivostok.

- Sortir de l’OTAN

Nous sortirons de l’OTAN, que nous avons réintégré au moment où la désintégration du Pacte de Varsovie la privait de son utilité réelle.

- Promouvoir les principes fondamentaux dont doit s’inspirer le maintien de la paix

Notre contribution à la paix s’inspirera des principes suivants :
a) Intangibilité des frontières ;
b) Arbitrage pacifique des différends ;
c) Non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États ;
d) Retrait de notre participation aux juridictions pénales internationales qui entretiennent les plaies des conflits passés et comportent une part importante d’arbitraire.

- Défendre la francophonie

Il faut regrouper autour de nous les États francophones auxquels nous sommes unis par des liens anciens et amicaux. Cette solidarité s’étend au-delà de la communion dans la langue de Racine, de Voltaire, de Chateaubriand, de Victor Hugo ou de Sedar Senghor. Face à l’impérialisme de fait, culturel, politique et économique anglo-saxon, ce patrimoine culturel commun peut fournir la base de la recherche d’un autre modèle de solidarité, d’équilibre, et d’humanisme véritable.

Pour le développer, nous proposons d’augmenter les effectifs de chacune des Académies qui composent l’Institut de France, y compris l’Académie française, pour l’ouvrir à l’ensemble de la Francité.

- Renforcer la coopération avec les pays en voie de développement et coupler le codéveloppement avec le retour des immigrés

Nous proposerons avec les pays d’émigration vers la France une nouvelle politique de coopération, afin de rendre plus équitables les termes de l’échange économique international, et plus stables les cours des matières premières qu’ils exportent. Ensemble, nous ferons en sorte que le retour de nombreux immigrés dans leurs pays d’origine soit pour ceux-ci un atout dans leur développement.

Nous veillerons à ce que la coopération cesse de se faire aux dépens des pauvres des pays riches et au profit des seuls riches des pays pauvres, mais qu’elle ouvre de réelles perspectives, notamment dans le domaine de l’eau et de l’éducation. Nous souhaitons contribuer à former les élites, de préférence dans des universités françaises que nous établirons sur place – nouveaux pôles d’excellence en Afrique, Asie, ou Amérique – plutôt que de les faire venir ici. Ces nouvelles élites devront bien sûr faire ensuite bénéficier de leurs compétences leur pays d’origine, au lieu de rester dans le nôtre en concurrençant les jeunes Français.

Coût estimé : 3,1 milliards d’euros.
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