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Le Programme


SOLIDARITE

A) CONSTAT

Face à la soi-disant « politique des solidarités » de l’UMPS, le Front National souhaite mettre en place une politique de Solidarité nationale, qui ne se contentera pas de saupoudrages et de gestion de l’urgence en fonction des événements (canicule, plan grand froid, plan d’urgence pour les SDF, etc.), mais visera à toucher de manière équivalente toutes les personnes nécessitant une aide et un suivi. Nous souhaitons ainsi mettre fin au clientélisme qui existe en matière de solidarité et qui aboutit la plupart du temps à la mise à l’écart d’une partie de la société, apparemment jugée moins intéressante, voire « moins rentable » électoralement que les autres (à l’image des personnes âgées ou bien des handicapés dont le sort est souvent négligé).

Dans l’état actuel des choses, il nous est impossible d’avoir une vision claire de l’expression des besoins de chacun : on ne sait par exemple pas déterminer le nombre exact d’handicapés, de malades du SIDA ou bien la part de nos compatriotes qui vit en dessous du seuil de pauvreté. L’opacité qui entoure l’action des organismes officiels ne nous permet pas non plus de savoir à qui profitent les différentes aides (RMI, CMU, AME) et il nous est notamment impossible de chiffrer précisément la nature et le montant des aides attribuées aux étrangers.

Les personnes âgées de plus de 80 ans sont aujourd’hui au nombre de 2,5 millions et devraient être 4 millions en 2020. Il faudra donc faire face au vieillissement de la population française, ce qui n’est pas le cas pour l’instant puisqu’un rapport de la Cour des comptes évalue que seuls 30 % des besoins des personnes âgées sont pris en compte.

Plus d’un tiers des personnes âgées en unités de soins longue durée a besoin d’une permanence infirmière. Quant aux maisons de retraite, 30 000 places sont en attente d’être financées et seulement 5 000 le seront en 2006. Le prix moyen d’un mois en maison de retraite est de 1 500 euros, la pension moyenne mensuelle d’un retraité est de 900 euros et le minimum vieillesse de 610 euros par mois. Il faut ajouter à cela la maltraitance des personnes âgées qui concerne plus de 15 % des plus de 75 ans.
Quant aux SDF, ils sont 90 000 en France, dont 17 000 enfants. 22 % d’entre eux ont un emploi rémunéré. Il existe au total 7 millions de travailleurs pauvres, c’est-à-dire vivant avec moins de 722 euros mensuels.

Cette politique menée sans aucun discernement a abouti à une grande insuffisance de centres pour enfants lourdement handicapés (il est plus rentable de vendre les terrains à des promoteurs immobiliers !) et de structures destinées à accueillir nos aînés ; sans compter l’inefficacité des mesures de prévention en matière de santé (SIDA).


B) MESURES


Objectif

Le Front National se propose de mettre en place une politique de solidarité nationale d’envergure, qui visera à prendre en compte les besoins depuis la naissance jusqu’à la fin de vie, et veillera à rétablir le principe de préférence nationale.

I. Le handicap

- Évaluer les besoins réels des handicapés en France afin d’avoir une expression exacte des investissements à engager (aujourd’hui personne n’est en mesure de fournir des données exactes sur ce thème).

- Définir clairement les contours du handicap et le différencier clairement des autres maladies (cela implique des enjeux très importants en termes d’allocations et de droits accordés).

- Faire face au manque évident de centres d’accueil pour les enfants polyhandicapés : créer des centres dans chaque région ou aider au maintien à domicile avec l’aide d’une tierce personne pour ceux qui le souhaitent.

- Favoriser l’accès à l’école pour les enfants handicapés en mesure de suivre des cours, en exerçant un contrôle sur les modalités d’acceptation ou de refus de ces enfants en milieu scolaire (on évalue à 18 000 le nombre d’enfants handicapés non scolarisés en 2006).

- Construire des établissements régionaux d’éducation adaptée (EREA)

Coût estimé à 0,15 milliard d’euros


- Prévoir un programme de formation spécifique pour les enseignants et les auxiliaires de vie scolaire. Organiser une meilleure insertion des enfants handicapés dans le cadre des activités parascolaires (activités culturelles ou sportives). - Veiller à l’application et à la mise en oeuvre de la loi handicap du 11 février 2005 dans le monde de l’entreprise.

- Revoir la loi concernant les personnes âgées souffrant d’un handicap : à partir de 60 ans, un handicapé n’est plus considéré comme tel mais est déclaré « personne âgée dépendante » ; il y a donc très peu de centres appropriés et les personnes âgées handicapées peuvent très bien se retrouver en maison de retraite, au même titre que des patients atteints d’Alzheimer, alors qu’elles nécessitent des soins particuliers.

- Développer les Établissements et Services d’aide par le travail (ESAT) qui permettent un suivi individuel des jeunes travailleurs handicapés. - Développer le transport à la demande pour les personnes handicapés (notamment celles en fauteuil roulant), ainsi que l’accessibilité aux différentes infrastructures publiques et privées (accès aux distributeurs automatiques de billets par exemple).

II. Les personnes âgées

- Favoriser au maximum le maintien à domicile des personnes âgées, voire l’hospitalisation à domicile (HAD) quand elles nécessitent des soins médicaux. À cet effet, le Front national propose de créer 12 000 lits supplémentaires en HAD

Coût estimé à 0,6 milliard d’euros


- Former spécifiquement des infirmières et des auxiliaires de vie pour le suivi à domicile des personnes âgées.

- Renforcer la formation des aides soignantes et des infirmières pour les personnes âgées ne pouvant plus rester chez elles.


III. Les exclus

a) Les SDF

- Combattre les causes économiques mais aussi sociales de la précarité en soutenant des associations bien ciblées, qui viendront apporter un soutien moral et financier à nos compatriotes (il sera possible de dégager des fonds en réduisant les subventions des associations dédiées à l’immigration).

- Développer la VAE (validation des acquits de l’expérience) en offrant aux travailleurs précaires, selon des critères bien définis, la possibilité d’obtenir un diplôme et de se recycler (sur une durée maximum de deux ans par exemple).

b) Les toxicomanes

- S’attaquer en priorité aux réseaux de trafiquants de drogue et alourdir les peines encourues.

- Organiser le suivi des jeunes toxicomanes et ne pas les laisser sous la seule responsabilité des associations : il s’agit de responsabilité nationale mais aussi familiale.

- Multiplier les capacités d’accueil des centres de désintoxication.

c) Les malades du SIDA

- Concentrer les efforts des pouvoirs publics au niveau de la recherche, compte tenu du fait que, malgré le niveau actuel des fonds engagés, la maladie ne cesse de progresser. En revanche, des actions renforcées d’information et de prévention en direction des communautés à risque.

- Diminuer les subventions astronomiques accordées à certaines associations qui font davantage de lobbying idéologique que d’actions réelles en faveur des malades. En revanche, coopérer avec les pays concernés (Afrique, Asie, Europe de l’Est) pour la prévention, via d’autres associations dont le professionnalisme est indiscutable.

- Décréter un dépistage obligatoire dans les cas suivants : pour le personnel soignant, lors de l’examen prénuptial et pour les victimes de viols.
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