Culture - Questions / Réponses Le programme - Documents - Front National - Jean-Marie Le Pen
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Questions

Culture


Sommaire

Patrimoine

« Le Front National va-t-il augmenter les crĂ©dits au patrimoine ? Â»

Le gouvernement actuel et ceux qui l'ont précédé sont coupables d'abandon de notre patrimoine qui ne reçoit plus les crédits nécessaires à sa préservation. Il importe d'augmenter les crédits et de garantir leur maintien à long terme. Les métiers d'art seront soutenus et encouragés. Les crédits aux archives seront également augmentés. Par ailleurs, nous lancerons des enquêtes sur les disparitions du mobilier national, notamment dans les ministères.

« La culture française sera-t-elle mieux dĂ©fendue qu'aujourd'hui ? Â»

Nous nous attacherons Ă  mieux dĂ©fendre notre patrimoine littĂ©raire, théâtral, musical, etc, aussi bien national que rĂ©gional. Il y a, parmi les dĂ©cideurs culturels, et spĂ©cialement au ministère de la culture, une dĂ©fiance diffuse Ă  l'encontre de la culture française et des cultures rĂ©gionales. Des pans entiers de notre rĂ©pertoire lyrique et symphonique ne sont plus jouĂ©s, notre théâtre ne dĂ©fend pas suffisamment nos auteurs, et, pire encore, nos cultures rĂ©gionales et locales sont souvent regardĂ©es avec mĂ©pris. Il est nĂ©cessaire de renverser cette tendance. Mieux dĂ©fendre notre patrimoine c'est Ă©galement reconnaĂ®tre la prééminence des « Beaux-arts Â» et ne pas mettre toutes les expressions au mĂŞme niveau.

« Quelle sera votre politique concernant la langue française ? Â»

Nous défendrons la langue française, d'abord par un meilleur enseignement qu'actuellement, parce que tout commence là. Par ailleurs nous reviendrons sur les réformes récentes, notamment la féminisation des noms, qui va à l'encontre du bon sens. D'une façon plus générale, l'Académie française doit voir son rôle renforcé et devenir l'autorité de référence concernant la langue française.

« La province est souvent dĂ©laissĂ©e par le ministère de la culture, que comptez-vous faire ? Â»

Le budget du ministère de la culture profite majoritairement Ă  la ville de Paris, la province doit ĂŞtre mieux traitĂ©e. Par exemple, si (enfin !) une grande salle de concerts semble devoir ĂŞtre construite Ă  Paris, les grandes villes de province manquent, pour beaucoup d'entre elles, d'Ă©quipements de ce type, l'Etat doit donc encourager la construction d'un rĂ©seau national de salles symphoniques. Dans un autre domaine, les « dĂ©localisations Â» des musĂ©es parisiens (le Louvre Ă  Lens, Beaubourg Ă  Metz) ne sont pas des rĂ©ponses adĂ©quates car elles maintiennent la province dans un Ă©tat de subordination. Il faut au contraire permettre aux musĂ©es de province de mieux se dĂ©velopper.

« Que va faire le Front National pour prĂ©server les cultures rĂ©gionales ? Â»

Sachez que si nous sommes très attachés à la France et à la nation en tant que communauté des citoyens français quelle que soit leur région d’origine, nous pensons que les régions et les villes font justement la richesse de cette nation. A ce titre il est important de défendre notre capital local et régional dans toute sa diversité, c'est-à-dire leur culture, leur langue, leurs traditions, l’enseignement de leur histoire et de leurs particularités.

Il faut mieux dĂ©fendre notre patrimoine littĂ©raire, théâtral, musical, etc, aussi bien national que rĂ©gional. Il y a, parmi les dĂ©cideurs culturels, et spĂ©cialement au ministère de la culture, une dĂ©fiance diffuse Ă  l’encontre de la culture française et des cultures rĂ©gionales. Des pans entiers de notre rĂ©pertoire lyrique et symphonique ne sont plus jouĂ©s, notre théâtre ne dĂ©fend pas suffisamment nos auteurs, et, pire encore, nos cultures rĂ©gionales et locales sont souvent regardĂ©es avec mĂ©pris. Il est nĂ©cessaire de renverser cette tendance. Mieux dĂ©fendre notre patrimoine c’est Ă©galement reconnaĂ®tre la prééminence des « Beaux-arts Â» et ne pas mettre toutes les expressions au mĂŞme niveau.

Création

« La culture c'est souvent cher, que comptez-vous faire ? Â»

C'est vrai, la place de cinĂ©ma est Ă  10 euros, et en plus on doit supporter vingt minutes de publicitĂ© ! Nous veillerons Ă  ce que les conditions de la concurrence entre les rĂ©seaux de salles de cinĂ©ma soient respectĂ©es. Pour les salles de spectacles (musique, concert, théâtre), il faut les inciter Ă  proposer une Ă©chelle tarifaire permettant Ă  tous les budgets d'y accĂ©der (trop de salles proposent un tarif unique trop Ă©levĂ©, ou pas de places bon marchĂ©). Les tarifs rĂ©duits (jeunes, chĂ´meurs) doivent ĂŞtre garantis, et Ă©galement harmonisĂ©s (pour plus de clartĂ© pour le public). Nous crĂ©erons par ailleurs chèque-culture national donnant droit Ă  des places gratuites ou Ă  tarif rĂ©duit dans les musĂ©es et les salles de spectacles.

« Allez vous nommer vos amis Ă  la tĂŞte des institutions culturelles ? Â»

Actuellement les nominations Ă  la tĂŞte des institutions culturelles se font dans la plus complète opacitĂ©. MĂŞme pour des institutions importantes, parfois on ne connaĂ®t mĂŞme pas les candidats, quels sont les critères de choix ! C'est le règne du copinage ! Nous, nous agirons dans la transparence : pour toutes les nominations, une procĂ©dure claire sera mise au point, les candidats et leurs programmes, ainsi que la commission chargĂ©e de les dĂ©partager, seront rendus publics (sur le site Internet du ministère). Pour les postes importants (directeur de l'OpĂ©ra de Paris, de la ComĂ©die française, etc), les parlementaires (dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs) membres des commissions culture feront passer une audition publique des diffĂ©rents candidats, les dĂ©bats seront retransmis Ă  la tĂ©lĂ©vision. Les processus de nomination seront donc transparents.

« Allez-vous rĂ©former le statut des intermittents ? Â»

Très dĂ©ficitaire, le statut actuel n’est pas du tout satisfaisant. Il y a incontestablement un « effet d’aubaine Â» (entre 1990 et 2000, le nombre d’intermittents est passĂ© de 50.000 Ă  100.000 !). Il faut le rĂ©former en instaurant une carte professionnelle, en distinguant les artistes des techniciens, l’audiovisuel du spectacle vivant, qui ont des modes de fonctionnement diffĂ©rents. Il ne faut pas supprimer le principe de l’intermittence mais ce statut doit concerner en prioritĂ© les artistes et le spectacle vivant, qui en ont vraiment besoin, le droit du travail actuel (avec le CDI et le CDD) ne permettant pas Ă  une petite structure (une troupe de théâtre ou une formation musicale) de fonctionner.

« Allez-vous appliquer la prĂ©fĂ©rence nationale ? Â»

Partons d'un exemple : lors de la saison 2004-2005 de l'OpĂ©ra National de Paris, la proportion des chanteurs de nationalitĂ© française n'a Ă©tĂ© que de 12 % ! On ne va pas introduire de « quotas Â», cela serait très complexe et n'aurait pas un grand sens. Mais pour remĂ©dier Ă  ce dĂ©sĂ©quilibre, nous considĂ©rons qu'il faut rĂ©server les structures d'insertion professionnelle aux nationaux (qui sont aujourd'hui très souvent minoritaires, ce qui est anormal). Le moment crucial pour un artiste c'est le tout dĂ©but de carrière, ce sont les premiers engagements, d'oĂą l'importance des structures d'insertion, qui font la liaison entre le conservatoire et le « mĂ©tier Â». Et il faudra en crĂ©er de nouveaux, par exemple, les orchestres français devront crĂ©er au moins un poste de chef-assistant, dont ils choisiront le titulaire, mais qui devra ĂŞtre Français. Il faudra faire de mĂŞme dans le théâtre.

Communication

« Garantirez-vous la libertĂ© de la presse ? Â»

Oui, et nous allons mĂŞme la renforcer ! Les grands mĂ©dias appartiennent Ă  des groupes qui sont en Ă©troite relation avec l'Etat (armement, BTP), ce qui pose un problème de fond quant Ă  leur indĂ©pendance. Il y a manifestement un problème de crĂ©dibilitĂ© de la presse et des mĂ©dias chez les Français. On constate par exemple que les principaux quotidiens français dĂ©fendent l'immigration, la discrimination positive, l'entrĂ©e de la Turquie dans l'Europe alors que les Français y sont très majoritairement opposĂ©s ; et ils s'Ă©tonnent de perdre des lecteurs ! Les mĂ©dias doivent ĂŞtre Ă  l'Ă©coute de la sociĂ©tĂ© française et de leurs lecteurs plutĂ´t que de leurs actionnaires dont la situation financière dĂ©pend en grande partie des commandes de l'Etat. La constitution de groupes de presse indĂ©pendants doit constituer un objectif. Il faudra plutĂ´t agir par la persuasion car lĂ©gifĂ©rer dans ce domaine est très complexe, mais il ne faut pas se l'interdire. Les aides Ă  la presse concernant les tarifs postaux seront maintenues, mais les aides directes doivent ĂŞtre remises en cause. L'Etat n'a pas pour vocation Ă  subventionner massivement la presse (274 millions d'euros dans le budget 2007), surtout que cela se fait au nom d'un « pluralisme Â» que l'on a du mal Ă  voir… Par ailleurs, la remise en cause du monopole de la CGT-Livre permettra de faire baisser les coĂ»ts d'impression des journaux, ce qui sera grandement profitable Ă  l'ensemble de la presse.

« La libertĂ© d'expression des internautes sera-t-elle garantie ? Â»

La communication ne se rapporte pas qu'aux groupes de presse, elle concerne tous les Français, notamment à travers Internet (blogs, forums, etc). Leur liberté d'expression doit être garantie et renforcée dans ce domaine. L'exercice de cette liberté nécessite un accès Internet rapide pour tous les Français, l'Etat doit le garantir à tous dans la mesure des possibilités techniques (comme il l'a fait pour les réseaux GSM). Le développement de l'Internet à très haut débit (par fibre optique, 40 fois plus rapide que par l'ADSL) se fait actuellement dans une certaine anarchie qui risque de conduire à des surcapacités dans les centres villes et à aucun accès dans les zones faiblement peuplées. L'Etat doit coordonner les initiatives privées avec pour grand objectif national d'amener l'Internet à très haut débit à au moins 80 % des Français (les autres ayant l'ADSL).

« Etes-vous favorables Ă  l'instauration de la licence lĂ©gale pour les Ă©changes privĂ©s sur Internet ? Â»

Oui. Les Ă©changes privĂ©s sur Internet doivent ĂŞtre libres, c'est une question de principe. Les internautes qui tĂ©lĂ©chargent beaucoup (et uniquement ceux-lĂ ) paieront une « licence lĂ©gale Â» (de l'ordre de 5 euros par mois) qui sera ensuite rĂ©partie auprès des ayants-droits (les artistes-interprètes). Cette position est dĂ©fendue par les associations de consommateurs et certaines sociĂ©tĂ©s de gestion de droits. La loi DADVSI sera abolie.

« Le Front National dĂ©fend-il les logiciels libres ? Â»

Fidèle à sa philosophie de liberté, le Front National défend bien entendu les logiciels libres.

Lorsque les autorités bruxelloises souhaitaient imposer les brevets logiciels au parlement européen, le Front National a protesté vigoureusement, notamment par la voix de son Député Bruno Gollnisch.

Mais le Front National a toujours défendu le logiciel libre, la brevetabilité permettant aux multinationales du logiciel d'acquérir des situations de monopole incompatibles avec la libre concurrence.

Jean-Marie Le Pen a déjà précisé qu'il encouragera fortement la diffusion des logiciels sous leur forme libre, que cela soit sous la forme d'une licence GPL, BSD ou assimilée. Il inscrira dans la loi l'interdiction de breveter les logiciels, incitera au développement du logiciel libre dans l'administration, et y accélérera la mise en place du Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI).

« Renforcerez-vous la protection de l'enfance ? Â»

Face à la vulgarité et à la violence auxquels sont exposés les enfants, le Front National renforcera les normes de protection de l'enfance dans les médias.

Les spectacles dégradants ou violents, susceptibles d'agresser les enfants dans les media, publicités et supports divers, à commencer par la télévision, seront prohibés et leurs auteurs poursuivis conformément aux lois en vigueur. La loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse sera à nouveau rigoureusement appliquée. Les associations familiales, dont la constitution sera encouragée, pourront être déclarées d'utilité publique, sans être soumises au délai de vingt ans auquel sont assujetties les associations de la loi de 1901.