Patrimoine
« Le Front National va-t-il augmenter les crédits au patrimoine ? »
Le gouvernement actuel et ceux qui l'ont précédé sont coupables d'abandon de notre patrimoine qui ne reçoit plus les crédits nécessaires à sa préservation. Il importe d'augmenter les crédits et de garantir leur maintien à long terme. Les métiers d'art seront soutenus et encouragés. Les crédits aux archives seront également augmentés. Par ailleurs, nous lancerons des enquêtes sur les disparitions du mobilier national, notamment dans les ministères.
« La culture française sera-t-elle mieux défendue qu'aujourd'hui ? »
Nous nous attacherons à mieux défendre notre patrimoine littéraire, théâtral, musical, etc, aussi bien national que régional. Il y a, parmi les décideurs culturels, et spécialement au ministère de la culture, une défiance diffuse à l'encontre de la culture française et des cultures régionales. Des pans entiers de notre répertoire lyrique et symphonique ne sont plus joués, notre théâtre ne défend pas suffisamment nos auteurs, et, pire encore, nos cultures régionales et locales sont souvent regardées avec mépris. Il est nécessaire de renverser cette tendance. Mieux défendre notre patrimoine c'est également reconnaître la prééminence des « Beaux-arts » et ne pas mettre toutes les expressions au même niveau.
« Quelle sera votre politique concernant la langue française ? »
Nous défendrons la langue française, d'abord par un meilleur enseignement qu'actuellement, parce que tout commence là . Par ailleurs nous reviendrons sur les réformes récentes, notamment la féminisation des noms, qui va à l'encontre du bon sens. D'une façon plus générale, l'Académie française doit voir son rôle renforcé et devenir l'autorité de référence concernant la langue française.
« La province est souvent délaissée par le ministère de la culture, que comptez-vous faire ? »
Le budget du ministère de la culture profite majoritairement à la ville de Paris, la province doit être mieux traitée. Par exemple, si (enfin !) une grande salle de concerts semble devoir être construite à Paris, les grandes villes de province manquent, pour beaucoup d'entre elles, d'équipements de ce type, l'Etat doit donc encourager la construction d'un réseau national de salles symphoniques. Dans un autre domaine, les « délocalisations » des musées parisiens (le Louvre à Lens, Beaubourg à Metz) ne sont pas des réponses adéquates car elles maintiennent la province dans un état de subordination. Il faut au contraire permettre aux musées de province de mieux se développer.
« Que va faire le Front National pour préserver les cultures régionales ? »
Sachez que si nous sommes très attachés à la France et à la nation en tant que communauté des citoyens français quelle que soit leur région d’origine, nous pensons que les régions et les villes font justement la richesse de cette nation. A ce titre il est important de défendre notre capital local et régional dans toute sa diversité, c'est-à -dire leur culture, leur langue, leurs traditions, l’enseignement de leur histoire et de leurs particularités.
Il faut mieux défendre notre patrimoine littéraire, théâtral, musical, etc, aussi bien national que régional. Il y a, parmi les décideurs culturels, et spécialement au ministère de la culture, une défiance diffuse à l’encontre de la culture française et des cultures régionales. Des pans entiers de notre répertoire lyrique et symphonique ne sont plus joués, notre théâtre ne défend pas suffisamment nos auteurs, et, pire encore, nos cultures régionales et locales sont souvent regardées avec mépris. Il est nécessaire de renverser cette tendance. Mieux défendre notre patrimoine c’est également reconnaître la prééminence des « Beaux-arts » et ne pas mettre toutes les expressions au même niveau.
Création
« La culture c'est souvent cher, que comptez-vous faire ? »
C'est vrai, la place de cinéma est à 10 euros, et en plus on doit supporter vingt minutes de publicité ! Nous veillerons à ce que les conditions de la concurrence entre les réseaux de salles de cinéma soient respectées. Pour les salles de spectacles (musique, concert, théâtre), il faut les inciter à proposer une échelle tarifaire permettant à tous les budgets d'y accéder (trop de salles proposent un tarif unique trop élevé, ou pas de places bon marché). Les tarifs réduits (jeunes, chômeurs) doivent être garantis, et également harmonisés (pour plus de clarté pour le public). Nous créerons par ailleurs chèque-culture national donnant droit à des places gratuites ou à tarif réduit dans les musées et les salles de spectacles.
« Allez vous nommer vos amis à la tête des institutions culturelles ? »
Actuellement les nominations à la tête des institutions culturelles se font dans la plus complète opacité. Même pour des institutions importantes, parfois on ne connaît même pas les candidats, quels sont les critères de choix ! C'est le règne du copinage ! Nous, nous agirons dans la transparence : pour toutes les nominations, une procédure claire sera mise au point, les candidats et leurs programmes, ainsi que la commission chargée de les départager, seront rendus publics (sur le site Internet du ministère). Pour les postes importants (directeur de l'Opéra de Paris, de la Comédie française, etc), les parlementaires (députés et sénateurs) membres des commissions culture feront passer une audition publique des différents candidats, les débats seront retransmis à la télévision. Les processus de nomination seront donc transparents.
« Allez-vous réformer le statut des intermittents ? »
Très déficitaire, le statut actuel n’est pas du tout satisfaisant. Il y a incontestablement un « effet d’aubaine » (entre 1990 et 2000, le nombre d’intermittents est passé de 50.000 à 100.000 !). Il faut le réformer en instaurant une carte professionnelle, en distinguant les artistes des techniciens, l’audiovisuel du spectacle vivant, qui ont des modes de fonctionnement différents. Il ne faut pas supprimer le principe de l’intermittence mais ce statut doit concerner en priorité les artistes et le spectacle vivant, qui en ont vraiment besoin, le droit du travail actuel (avec le CDI et le CDD) ne permettant pas à une petite structure (une troupe de théâtre ou une formation musicale) de fonctionner.
« Allez-vous appliquer la préférence nationale ? »
Partons d'un exemple : lors de la saison 2004-2005 de l'Opéra National de Paris, la proportion des chanteurs de nationalité française n'a été que de 12 % ! On ne va pas introduire de « quotas », cela serait très complexe et n'aurait pas un grand sens. Mais pour remédier à ce déséquilibre, nous considérons qu'il faut réserver les structures d'insertion professionnelle aux nationaux (qui sont aujourd'hui très souvent minoritaires, ce qui est anormal). Le moment crucial pour un artiste c'est le tout début de carrière, ce sont les premiers engagements, d'où l'importance des structures d'insertion, qui font la liaison entre le conservatoire et le « métier ». Et il faudra en créer de nouveaux, par exemple, les orchestres français devront créer au moins un poste de chef-assistant, dont ils choisiront le titulaire, mais qui devra être Français. Il faudra faire de même dans le théâtre.
Communication
« Garantirez-vous la liberté de la presse ? »
Oui, et nous allons même la renforcer ! Les grands médias appartiennent à des groupes qui sont en étroite relation avec l'Etat (armement, BTP), ce qui pose un problème de fond quant à leur indépendance. Il y a manifestement un problème de crédibilité de la presse et des médias chez les Français. On constate par exemple que les principaux quotidiens français défendent l'immigration, la discrimination positive, l'entrée de la Turquie dans l'Europe alors que les Français y sont très majoritairement opposés ; et ils s'étonnent de perdre des lecteurs ! Les médias doivent être à l'écoute de la société française et de leurs lecteurs plutôt que de leurs actionnaires dont la situation financière dépend en grande partie des commandes de l'Etat. La constitution de groupes de presse indépendants doit constituer un objectif. Il faudra plutôt agir par la persuasion car légiférer dans ce domaine est très complexe, mais il ne faut pas se l'interdire. Les aides à la presse concernant les tarifs postaux seront maintenues, mais les aides directes doivent être remises en cause. L'Etat n'a pas pour vocation à subventionner massivement la presse (274 millions d'euros dans le budget 2007), surtout que cela se fait au nom d'un « pluralisme » que l'on a du mal à voir… Par ailleurs, la remise en cause du monopole de la CGT-Livre permettra de faire baisser les coûts d'impression des journaux, ce qui sera grandement profitable à l'ensemble de la presse.
« La liberté d'expression des internautes sera-t-elle garantie ? »
La communication ne se rapporte pas qu'aux groupes de presse, elle concerne tous les Français, notamment à travers Internet (blogs, forums, etc). Leur liberté d'expression doit être garantie et renforcée dans ce domaine. L'exercice de cette liberté nécessite un accès Internet rapide pour tous les Français, l'Etat doit le garantir à tous dans la mesure des possibilités techniques (comme il l'a fait pour les réseaux GSM). Le développement de l'Internet à très haut débit (par fibre optique, 40 fois plus rapide que par l'ADSL) se fait actuellement dans une certaine anarchie qui risque de conduire à des surcapacités dans les centres villes et à aucun accès dans les zones faiblement peuplées. L'Etat doit coordonner les initiatives privées avec pour grand objectif national d'amener l'Internet à très haut débit à au moins 80 % des Français (les autres ayant l'ADSL).
« Etes-vous favorables à l'instauration de la licence légale pour les échanges privés sur Internet ? »
Oui. Les échanges privés sur Internet doivent être libres, c'est une question de principe. Les internautes qui téléchargent beaucoup (et uniquement ceux-là ) paieront une « licence légale » (de l'ordre de 5 euros par mois) qui sera ensuite répartie auprès des ayants-droits (les artistes-interprètes). Cette position est défendue par les associations de consommateurs et certaines sociétés de gestion de droits. La loi DADVSI sera abolie.
« Le Front National défend-il les logiciels libres ? »
Fidèle à sa philosophie de liberté, le Front National défend bien entendu les logiciels libres.
Lorsque les autorités bruxelloises souhaitaient imposer les brevets logiciels au parlement européen, le Front National a protesté vigoureusement, notamment par la voix de son Député Bruno Gollnisch.
Mais le Front National a toujours défendu le logiciel libre, la brevetabilité permettant aux multinationales du logiciel d'acquérir des situations de monopole incompatibles avec la libre concurrence.
Jean-Marie Le Pen a déjà précisé qu'il encouragera fortement la diffusion des logiciels sous leur forme libre, que cela soit sous la forme d'une licence GPL, BSD ou assimilée. Il inscrira dans la loi l'interdiction de breveter les logiciels, incitera au développement du logiciel libre dans l'administration, et y accélérera la mise en place du Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI).
« Renforcerez-vous la protection de l'enfance ? »
Face à la vulgarité et à la violence auxquels sont exposés les enfants, le Front National renforcera les normes de protection de l'enfance dans les médias.
Les spectacles dégradants ou violents, susceptibles d'agresser les enfants dans les media, publicités et supports divers, à commencer par la télévision, seront prohibés et leurs auteurs poursuivis conformément aux lois en vigueur. La loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse sera à nouveau rigoureusement appliquée. Les associations familiales, dont la constitution sera encouragée, pourront être déclarées d'utilité publique, sans être soumises au délai de vingt ans auquel sont assujetties les associations de la loi de 1901.