Généralités
« Quelle place Jean-Marie Le Pen veut-il donner à la France dans le monde ? »
Une France prospère et indépendante devra rayonner dans le concert des Nations. Contrairement à tous ceux qui se sont succédé au pouvoir depuis quarante ans, nous ne devons pas craindre d’utiliser tous les droits que nous confère notre situation de membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations unies, et que nous a conservés le sacrifice de nos soldats engagés dans des opérations internationales de maintien de la paix, comme en Afrique, au Liban, ou en Bosnie-Herzégovine. Comme la Charte lui en donne la possibilité, et comme elle aurait dû le faire avant la deuxième guerre contre l’Irak, la France fera donc usage de son droit de veto, si cela peut s’avérer utile au maintien de la paix ou à la dénonciation des nouveaux impérialismes.
Il faut que nous nous unissions à cet effet aux grandes Nations libres d’antique civilisation qui sont en butte aux mêmes menaces d’acculturation que nous, l’Inde, le Japon et la Russie. Conformément à nos traditions, les liens avec ce dernier pays seront particulièrement renforcés dans la perspective de la mise en valeur de la « sphère boréale » de Brest à Vladivostok (cf. programme, chapitre Politique étrangère).
« Que va faire Jean-Marie Le Pen pour défendre la francophonie? »
Il faut regrouper autour de nous les États francophones auxquels nous sommes unis par des liens
anciens et amicaux. Cette solidarité s'étend au-delà de la communion dans la langue de Racine, de
Voltaire, de Chateaubriand, de Victor Hugo ou de Sedar Senghor. Face à l'impérialisme de fait, culturel, politique et économique anglo-saxon, ce patrimoine culturel commun peut fournir la base de la recherche d'un autre modèle de solidarité, d'équilibre, et d'humanisme véritable.
Pour le développer, nous proposons d'augmenter les effectifs de chacune des Académies qui composent
l'Institut de France, y compris l'Académie française, pour l'ouvrir à l'ensemble de la Francité.
« Que va faire le Front National pour la paix dans la monde ? »
Jean-Marie Le Pen et le Front National entendent promouvoir les principes fondamentaux dont doit s’inspirer le maintien de la paix .
Notre contribution à la paix s’inspirera des principes suivants :
- Intangibilité des frontières ;
- Arbitrage pacifique des différends ;
- Non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États ;
- Retrait de notre participation aux juridictions pénales internationales qui entretiennent les plaies des conflits passés et comportent une part importante d’arbitraire.
Notre diplomatie sera fondée sur le respect des souverainetés nationales dont la France doit redevenir la référence.
La France, plus vieux pays du monde après la Chine, incarnera pour tous les peuples, le principe de la souveraineté nationale, donc le libre choix par chacun de son destin. Loin de nous placer en opposition avec le reste du monde, comme les menteurs professionnels essaieront de le faire croire, ce programme ne saurait nous aliéner nos véritables amis.
« Nationaux de tous les pays, unissez-vous » avions-nous naguère lancé. Demain, cette maxime deviendra réalité, non seulement pour des patriotes des diverses Nations d’Europe, mais pour des Africains, des Asiatiques, des Américains du Nord ou du Sud, qui font les mêmes constatations que le mouvement national français, subissent les mêmes épreuves et affrontent les mêmes adversaires et qui comprennent parfaitement qu’en défendant notre identité, nous défendons par la même occasion celle de toutes les Nations, donc la leur.
Il faut pour cela que la France reprenne sa place dans les organisations internationales.
L'Europe
« Comment Jean-Marie Le Pen va-t-il construire l'Europe des Nations avec nos partenaires européens ? »
Le gouvernement UMP-UDF ayant refusé de défendre la position exprimée par les électeurs, le 29 mai 2005, la France n'est pas écoutée en Europe. Elle pourrait l'être de nouveau et même prendre la tête d'un processus de relance de l'Europe sur des bases nouvelles, si ses dirigeants assumaient le choix de son peuple.
Le peuple français ayant rejeté le traité sur la Constitution européenne, Jean-Marie Le Pen défendra le NON français en refusant toute procédure de relance d’un quelconque traité de nature constitutionnelle, et proposera à nos partenaires européens une autre Europe que celle de Bruxelles : une Europe « européenne », donc sans la Turquie, mais liée à la Russie ; une Europe des patries fondée sur la souveraineté de ses Etats, sur la préférence communautaire et sur des frontières la protégeant notamment de l'immigration et des délocalisations.
Il faut organiser une tournée des capitales européennes pour proposer à nos partenaires européens une renégociation radicale des traités dans le sens d’une Europe d’États souverains coopérant sur des sujets d’intérêt commun. Nous leur laisserons un délai court pour répondre tout en mettant en route des réformes que nous jugeons urgentes dans des domaines non encore communautarisés, comme la fiscalité ou l’immigration. En cas de réponses négatives ou de non-réponse dans le délai fixé, nous organiserons un référendum sur le thème : « La France doit-elle reprendre son indépendance vis-à -vis de l’Europe de Bruxelles ? »
L'Afrique
« Quelles relations entend entretenir Jean-Marie Le Pen avec les pays d'Afrique dont est principalement issue l'immigration ? »
Nous prévoyons de renforcer la coopération avec les pays en voie de développement et de coupler le codéveloppement avec le retour des immigrés.
Nous proposerons avec les pays d’émigration vers la France une nouvelle politique de coopération, afin de rendre plus équitables les termes de l’échange économique international, et plus stables les cours des matières premières qu’ils exportent. Ensemble, nous ferons en sorte que le retour de nombreux immigrés dans leurs pays d’origine soit pour ceux-ci un atout dans leur développement.
Nous veillerons à ce que la coopération cesse de se faire aux dépens des pauvres des pays riches et au profit des seuls riches des pays pauvres, mais qu’elle ouvre de réelles perspectives, notamment dans le domaine de l’eau et de l’éducation. Nous souhaitons contribuer à former les élites, de préférence dans des universités françaises que nous établirons sur place – nouveaux pôles d’excellence en Afrique, Asie, ou Amérique – plutôt que de les faire venir ici. Ces nouvelles élites devront bien sûr faire ensuite bénéficier de leurs compétences leur pays d’origine, au lieu de rester dans le nôtre en concurrençant les jeunes Français.
Le Moyen-Orient
« Quelle est la position de Jean-Marie Le Pen sur le nucléaire iranien ? »
Jean-Marie Le Pen a énoncé un principe qui vaut pour toute nation : « on ne voit pas au nom de quels principes on peut interdire à un Etat de maîtriser la technologie nucléaire à des fins civiles ou militaires ». On ne voit pas pourquoi l'Iran ferait exception à ce principe dés lors qu'elle ne nous menace pas objectivement. On ne le voit d'autant plus pas qu'interdire la technologie nucléaire à un pays c'est lui interdire tout le progrès civilisationnel qui en découle, lorsque cette technologie se cantonne au civil bien sûr.
Jean-Marie Le Pen se place donc dans une perspective parfaitement nationale. Certains font mine de découvrir ce principe lepéniste et de s'en offusquer, alors que Le Pen l'avait déjà énoncé il y a plus de 10 ans lors de l'affaire irakienne. Lors de l'émission « l'heure de vérité » le 12.01.1992, et dans le contexte d'un possible armement nucléaire de l'Irak, il avait déclaré :
« Je ne vois guère de moyen d'empêcher des nations souveraines de se doter d'armements dont disposent déjà d'autres nations, et dont elles ont eu peut-être le tort d'ailleurs de faire usage dans d'autres circonstances. Il y a bien quelqu'un qui a commencé à se servir des armements nucléaires. Il est à mon avis assez mal fondé ce pays-là , à venir dire aujourd'hui que l'usage de telles armes est abominable. (...) Je dis qu'on est mal placé pour condamner les armements nucléaires quand on en est le promoteur et le premier usager. (...) Je prends acte du fait qu'il y a de très nombreux pays qui disposent de l'arme nucléaire. Et des pays particulièrement agressifs et redoutables, puisque c'étaient les pays communistes et que ceux-ci avaient comme objectif délibéré d'imposer leur système au monde entier, y compris par la force militaire. Et il reste tout de même un de ces pays-là qui ne compte qu'un milliard d'hommes, et qui l'a rappelé récemment encore. Il a dit : "Le communisme est peut-être mort mais il reste quand même un milliard de communistes en Chine". Je vous signale que des pays comme la Chine, comme l'Inde, comme le Pakistan, comme bien sûr les pays de l'ancienne URSS, comme les Etats-Unis d'Amérique, et probablement quelques autres, disposent déjà de l'arme atomique, et je vois mal, compte tenu du défaut relatif de sophistication de ces armements - parce qu'il y a une espèce de vulgarisation qui s'est faite de leurs études et des productions -, je crois que beaucoup de pays peuvent se doter de l'arme atomique, et je ne vois pas comment une gendarmerie internationale pourrait s'ingérer dans la vie des Etats, pour essayer de combattre cet armement-là , alors qu'il y a beaucoup d'autres armements qui ont d'aussi grandes capacités de destruction, comme par exemple les armements biologiques, qui sont à la disposition du terrorisme. »
Plus récemment il disait dans son discours de clôture du Congrès du FN à Nice le 21 avril 2003 : « J’avais dénoncé il y a plusieurs années, lors de la 1ère guerre du Golfe et l’intervention de l’OTAN contre la Serbie au bénéfice de la Bosnie et de l’Albanie musulmane, cette théorie de l’ingérence qui permet à BUSH de liquider ceux des régimes dictatoriaux qui ne sont pas les valets des Etats-Unis. Demain, ils s’autoriseront à changer par la force les gouvernements qui ne se laissent pas intimider et qui ne veulent pas se plier aux volontés yankees. » (Conférence de presse de Jean-Marie Le Pen en Corse du 07/10/2006)
Ainsi Le Pen défend-il clairement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il est tout simplement cohérent avec ce qu'il réclame pour la France, c'est-à -dire sa souveraineté et son indépendance. Peut-on revendiquer pour soi des choses que l'on refuse aux autres ? Si l'on doit bien sûr se faire respecter chez nous, on doit également respecter les autres chez eux. Le Front National voit le monde comme un ensemble de peuples libres et indépendants, respectant les frontières du voisin, et coopérant ensemble le plus harmonieusement possible sur leurs points de convergence.
A l'inverse, en refusant le droit au nucléaire à une quelconque nation, dont l'Iran, on se place dans une perspective impérialiste guerrière dont on ne voit pas quelles sont les limites.
Bien évidemment ce principe n'empêche pas de faire tout ce qui est en notre pouvoir, sauf la guerre, pour ne pas que l'Iran dispose de l'arme nucléaire. C'est la position de Jean-Marie Le Pen, mais elle n'est comme d'habitude pas reprise par ses détracteurs malhonnêtes. Dans une émission à Radio-Courtoisie du 13 février dernier le président du Front National a pu développer son point de vue sur l'Iran. Il y a bien dit que c'est « par la négociation, la surveillance de l’Iran, qu’il faut éviter que cette nation se dote de l’arme nucléaire ou qu’elle l’utilise ». Ainsi, il ne souhaite évidemment pas que l'Iran développe l'arme nucléaire, même s'il lui en respecte le droit.
« Quelle est la position du Front National sur le conflit israélo-palestinien ? »
La France doit jouer, dans le conflit du Proche-Orient, tout son rôle de médiateur et de conciliateur. Elle appliquera les principes suivants : ouverture d’un dialogue direct entre les parties, arrêt immédiat et total de l’implantation des colonies juives dans les enclaves arabes encore contrôlées par Israël, évacuation de tous les territoires occupés, reconnaissance à tous les États de la région, de frontières sûres et mutuellement reconnues, éventuellement garanties par l’existence de zones démilitarisées internationalement contrôlées, droit du peuple palestinien à s’ériger sur sa terre en État indépendant, statut international des Lieux saints.
C’est au Moyen-Orient que se joue la paix du monde. La guerre fratricide que se livrent Palestiniens et Israéliens met à mal l’équilibre de cette région et influence les politiques des grands de ce monde. On ne peut se désintéresser de cette situation car elle conditionne pour beaucoup les politiques qui sont menées par les Américains, les Russes, la France, l’Europe et tous les pays arabes. Il n’est que temps de restaurer la paix pour retrouver une certaine sérénité dans les relations internationales. On ne pourra pas éternellement laisser pourrir une situation qui menace l’équilibre du monde. Israéliens et Palestiniens doivent retrouver le chemin de la négociation sur une base saine, irréfutable et sincère : deux Etats indépendants, aux frontières garanties et à la sécurité retrouvée.
Toute solution durable passe par l’application de deux principes indiscutables :
- Un Etat palestinien économiquement et territorialement viable, renonçant au terrorisme.
- Un Etat israélien reconnu par tous et à la sécurité assurée.
« Quelle est la position du Front National concernant la situation au Liban ? »
Notre position est extrêmement claire : rejet de toute occupation et influence étrangères au Liban, que celles-ci soient le fait de la Syrie, de l’Iran, d’Israël ou des Palestiniens.
Le Liban a été et peut redevenir un exemple de cohabitation entre communautés chrétienne, chiite, sunnite et druze à condition que toute présence étrangère, directe ou indirecte, soit bannie du Liban.
« Que pense le Front National de la place qu'occupe le Hezbollah au Liban ? »
Le Hezbollah, en tant que parti politique, représente une part importante de la communauté chiite libanaise.
A ce titre, c’est un interlocuteur important au Liban.
Indépendamment du Hezbollah, nous considérons qu’il n’est pas sain que la communauté chiite soit absente au sein du gouvernement libanais.
Nous apportons cependant notre entier soutien à la légalité libanaise et donc au gouvernement Siniora, issu du grand mouvement de libération, face à l’occupation syrienne.
Le désarmement du Hezbollah est effectivement un problème interne au Liban mais c’est une condition essentielle, de notre point de vue, de la démocratisation définitive de la vie politique libanaise.
« Quelle est la position du Front National concernant les guerres en Irak ? »
Le Front National et Jean-Marie Le Pen se sont prononcés contre les deux guerres du Golfe, menées par les Etats-Unis (cf. Discours de clôture du Congrès du FN à Nice en 2003, et Communiqué de Jean-Marie LE PEN du 20/03/2007).
L’intervention américaine de 2003 a plongé l’Irak dans le chaos, et même dans une véritable guerre civile. Les affrontements entre les sunnites et les chiites, entre les kurdes et le gouvernement fantoche de Bagdad, rendent le pays absolument ingérable.
Non seulement l’Irak est aujourd’hui à feu et à sang avec des combats permanents entre communautés chiites et sunnites – ce qui n’était pas le cas avec le régime précédent – mais la communauté chrétienne ne compte plus que 50 000 âmes, alors qu’elle représentait 1 million et demi de personnes. C’est donc un échec complet.
Propos tenus par Jean-Marie Le Pen lors du discours du 1er mai 2006 :
"J’avais dès 90, s’agissant de l’Irak, dénoncé les risques d’une politique aventuriste, dénoncé l’embargo criminel imposé au malheureux peuple irakien par les puissances les plus riches du monde. J’avais encore combattu la 2ème guerre faite à l’Irak sous de faux prétextes. L’Irak est aujourd’hui en pleine anarchie. Va-t-on prendre les mêmes risques en Iran ? Ce serait une folie criminelle."
Les Amériques
« Quelles relations souhaite établir le Front National avec les Etats-Unis ? »
La France doit rester l’amie loyale des États-Unis, sans accepter pour autant le diktat du prétendu Nouvel Ordre Mondial (résultant du mondialisme). En effet, la France est concurrencée politiquement, culturellement et surtout économiquement par les États-Unis, tout comme par la Chine. Ainsi, le Front National, qui s'oppose aux nouveaux impérialismes, souhaite rééquilibrer les relations France-Etats-Unis.
Nous refusons notamment de suivre aveuglément les Etats-Unis et les juridictions pénales internationales dans leur politique étrangère et militaire lorsque leurs décisions comportent une part importante d’arbitraire et que la France n’a aucun intérêt à les suivre.
Par ailleurs, nous proposons de sortir la France de l'OTAN (en décembre 1995, la France a réintégré le Comité militaire de l'OTAN dont elle était sortie en 1966 à l'instigation du général de Gaulle).