Sécurité et Justice - Questions / Réponses Le programme - Documents - Front National - Jean-Marie Le Pen
Le FN Le FN Le FN Agendas Documents Multimédia Militantisme Liens
ProgrammeArgumentairesQuestions fréquentesInterventionsBiographieArchives

Front National
4 rue Vauguyon
92210 St Cloud
Tél. : 01.41.12.10.00

Écrivez-nous


 

Inscrivez-vous à notre liste de diffusion
 
Inscription Désinscription

Questions

Sécurité et Justice

Sommaire

Sécurité

« Comment le Front National va-t-il lutter contre l'insécurité ? Â»

Le problème de l'insécurité est de nos jours principalement une conséquence de l'immigration massive. C'est ainsi que Le Point du 26 juin 2004 rapporte que « 60 à 70% des délinquants sont issus de l'immigration Â», selon « les synthèses de la police nationale Â», ou que Le Monde du 15 avril 2004 indique que « selon une étude menée en Isère, deux tiers des mineurs délinquants sont d'origine étrangère Â». Les statistiques effectuées sur les prisonniers sont claires : les étrangers, qui ne représentent officiellement que 7% de la population, représentent 31% de la population des prisons. Si l'on y ajoute les binationaux, ce chiffre atteint 60%.

Il faut donc tout d'abord stopper l'immigration, et lutter contre l'immigration clandestine. Bien entendu, le rétablissement de la double peine abolie par Sarkozy est juste et indispensable. Le Front National fermera également les mosquées sous la coupe d'obédiences prônant le terrorisme.

Ensuite, à l'inverse des politiciens de l'Etablissement, impitoyables avec les automobilistes, et tolérants avec les voyous et émeutiers, le Front National mettra en place une politique de tolérance zéro pour les criminels et délinquants.

Mais la nécessaire politique de sanction ne vaut rien si la Justice n'est pas capable d'assurer la sûreté de la peine, comme c'est le cas aujourd'hui, lorsque les délinquants sont relâchés immédiatement, ou tout simplement pas arrêtés par la police, ou lorsqu'un tiers des peines prononcées ne sont pas appliquées. Il faut donc renforcer les moyens de la Justice.

La sûreté de la peine étant rétablie, les peines doivent être réellement dissuasives, surtout pour les crimes les plus graves, en instituant une hiérarchie des peines qui correspond à celle des crimes. Au sommet de cette hiérarchie se situera naturellement la peine capitale.

Il convient ensuite de mettre un terme à l'inadéquation de la loi avec les réalités sociologiques, et de mettre fin à l'impunité des jeunes délinquants, notamment récidivistes. Pour cela, il faudra modifier l'ordonnance de 1945 sur les mineurs délinquants : abaissement de la majorité pénale, renforcement de la justice des mineurs (les limites inférieures d'âge respectives de 13, 15 et 18 ans prévues par la loi seront ramenées à 10, 13 et 15 ans).

Enfin, le Front National revalorisera l'action des forces de l'ordre en mettant fin à la suspicion qui pèse sur elles, en améliorant les moyens matériels de la police et de la gendarmerie, en les déchargeant des tâches administratives, et en améliorant leur rémunération.

« Dans quels domaines sera appliquée la tolérance zéro ? Â»

La tolérance zéro sera appliquée là où elle est nécessaire et juste, et non là où elle est injuste. Nicolas Sarkozy avait en ce sens promis la tolérance zéro en 2002, mais l'a appliquée contre les automobilistes, restant impuissant face aux émeutiers incendiaires.

Voici les domaines concernés :

  • Mise en place de moyens importants pour la lutte contre l'immigration clandestine.
  • Répression sévère contre les attaques organisées visant les forces de l'ordre, les secours ou les pompiers, notamment dans les quartiers sensibles.
  • Démantèlement par la police et la gendarmerie des réseaux du banditisme, des « grands frères Â» et des caïds maintenant en otages les populations immigrées.
  • Développer les contrôles fiscaux et douaniers en vue de réprimer les trafics de tous ordres, dans les banlieues-ghettos, générateurs d'une véritable économie parallèle.
  • Fermeture des mosquées sous la coupe d'obédiences intégristes prônant ouvertement le terrorisme et l'islamisme (mouvement salafiste et Tabligh).

« Comment Jean-Marie Le Pen aurait-il géré les émeutes de banlieues ? Â»

Avec Jean-Marie Le Pen au pouvoir, ces émeutes n'auraient pas eu lieu ! En effet, la « politique de la ville Â» instaurée par les gouvernements de gauche et de droite, ainsi que la politique d'immigration massive sont directement responsables de ces émeutes.

Mais si Nicolas Sarkozy avait eu la sagesse de demander conseil à Jean-Marie Le Pen, ce dernier lui aurait conseillé de rétablir l'ordre au bout de 48 heures, plutôt que d'attendre 13 jours, durant lesquels des dizaines de milliers de voitures, des écoles, des églises, et des magasins ont été incendiés, des Français tués, des policiers blessés, et des pompiers agressés. Il y a là le simple comportement normal d'un gouvernement responsable, qui défend vraiment l'intérêt et le bien public.

Cet ordre aurait dû être rétabli par un avertissement solennel du Ministre de l'Intérieur aux émeutiers : « A partir de maintenant, l'ordre sera maintenu, et ceux qui s'y opposeront en subiront les conséquences Â».

Mais Nicolas Sarkozy avait préféré donner ordre aux policiers de ne pas aller arrêter les incendiaires, pour ne pas risquer d'avoir à se défendre et donc risquer une affaire « Malek Oussekine Â». C'est pour cette raison qu'il n'y a eu aucun blessé chez les voyous, et plus de 50 chez les forces de l'ordre.

C'est de ce bilan pitoyable dont s'est satisfait le Ministre de l'Intérieur, dont le « Kärcher Â» n'a frappé qu'un policier qui avait un peu trop durement corrigé un émeutier. Il y a là un calcul très grave, qui n'a fait que renforcer le sentiment d'impunité des voyous, qui sans nul doute iront plus loin la prochaine fois.

Enfin, Jean-Marie Le Pen aurait vivement conseillé à Nicolas Sarkozy de rétablir la double peine (qui correspond bien à deux délits), abolie par Nicolas Sarkozy lui-même. Nombre d'émeutiers auraient dû ainsi être expulsés pour avoir piétiné l'hospitalité du pays d'accueil. Quant aux naturalisés et aux double-nationaux coupables de crimes ou de délits, ils se seraient vu déchus de leur nationalité, puis expulsés également.

« Pourquoi le Front National ne privilégie-t-il pas la prévention ? Â»

Le Front National privilégie bien sûr la prévention, mais celle qui fonctionne réellement, à l'inverse de la « politique de la ville Â» des gouvernements de gauche et de droite depuis 30 ans. En achetant la paix civile, cette politique immorale et absurde a entraîné notamment les émeutes de novembre 2005, et entraînera demain la guerre civile.

D'inspiration socialiste, mais mise en œuvre aussi bien par la gauche que la fausse droite, elle a abouti, à l'inverse de la volonté affichée, à l'absence d'intégration d'au moins deux générations d'immigrés dans la vie économique, sociale et culturelle française.

Les différents programmes de développement social des « zones urbaines sensibles Â», qu'ils prennent le nom de ZEP (Zones d'éducation prioritaires), de TUC (Travaux d'utilité collective), d'emplois-ville, d'emplois-jeunes, de zones franches, etc., ont englouti plus de 50 milliards d'euros depuis dix ans. Or, chaque année, les dépenses n'ont fait qu'augmenter : en 1998, 3,7 milliards étaient affectés aux ZUS (Zones urbaines sensibles) pour 7,2 milliards prévus en 2006... Et c'est justement cette « politique de la ville Â» qui a eu des effets inverses de ceux escomptés : les subventions de la discrimination positive ont permis et organisé durablement l'inactivité et l'auto-suffisance financière d'une partie importante de la population immigrée par l'assistanat systématique (RMI, Allocations familiales, aides locales multiples : bourses scolaires, aides EDF,...) écartant définitivement celle-ci d'une réelle intégration économique par le travail !

La vraie prévention commence dans la famille, qui est le premier lieu de prévention de la délinquance : c’est en son sein que se transmet la morale et que s’enseignent les devoirs et les droits à assumer et à respecter au sein d’une société civilisée. C’est pourquoi, la famille doit être confortée de manière éminente (voir le chapitre Famille).

La vraie prévention continue ensuite à l'école, en complément de l’action des parents, où elle viendra conforter la formation du futur citoyen qu’est l’enfant ou l’adolescent. L’acquisition des règles de vie en société (civisme, morale naturelle, respect des traditions françaises), obligatoire dans tous les cursus d’enseignement, conduira à faire reculer la tentation de la délinquance. Toutes les filières d’enseignement seront tenues de faire dispenser des cours de morale et d’instruction civique.

Les jeunes Français doivent ensuite pouvoir s'épanouir et se réaliser par le travail, meilleur instrument de prévention qui soit au début de la vie d'adulte. Cette valeur fondamentale de la société a été méprisée par les gouvernements de gauche et de droite, idéologues sectaires et soumis à l'euromondialisme, refusant d'accepter les réalités des Nations, et impuissants à mettre en œuvre les grandes réformes nécessaires qui créent l'emploi dans une société. Par son courage, son pragmatisme, et sa fidélité à la Patrie, le Front National permettra à chaque Français de trouver un emploi, loin de la concurrence impitoyable et injuste des masses d'immigrés venues du Tiers-monde et des petits soldats de l'économie chinoise.

Enfin, une fois ces grands fondementaux de la société rétablis, il faut bien utiliser la répression lorsque la prévention a échoué. Car il est du devoir de l'Etat, qui est en charge de l'intérêt public, de protèger la victime de l'agresseur. Il y a là un simple principe d'humanité qui régit toute société civilisée, à l'inverse de la loi de la jungle instaurée de fait dans certains quartiers de France par les politiques des gouvernements de gauche et de droite.

« Le Front National n'exagère-t-il pas le problème de l'insécurité ? Â»

La mission de tout parti politique est de construire un projet politique pour changer la réalité afin d'améliorer le sort du peuple administré.

En conséquence, c'est bien évidemment le travail légitime, naturel et nécessaire d'un homme politique de mettre en avant les faits les plus graves pour démontrer que la politique menée est catastrophique et que ses propositions sont justes.

Comme le médecin vit sur la peur de la maladie pour soigner ses patients, les partis politiques vivent sur la peur des problèmes de la société pour remplir leur mission de salut public. On pourrait ainsi retourner l'accusation « il vit sur les peurs Â» pour tout parti. Par exemple, « la gauche vit sur la peur de la misère, de la pauvreté, du chômage, etc. Â».

Cette accusation récurrente à l'encontre du Front National est donc parfaitement absurde. Plus encore, elle est un formidable aveu d'impuissance. Car ceux qui vivent sur les peurs ne peuvent être que ceux qui n'ont pas créé le danger. En effet, on constate que ce sont ceux-là même (PC, PS, UDF, UMP) dont la politique a créé le chaos, le danger permanent et donc la peur, qui, faute de pouvoir changer une situation dramatique pour justement éliminer la peur légitime, se réfugient dans une accusation stérile.

Pire encore, ces politiciens voudraient-ils donc que l'on dissimule les conséquences terribles de leurs échecs. On peut ainsi les accuser de vouloir dissimuler le danger et donc de mener un peuple aveuglé à l'abattoir. Il y a là un cynisme odieux, de la part d'énarques qui ont grandi et vivent loin des dures réalités vécues par le peuple, pour qui l'insécurité est parfois une véritable tragédie. C'est être un homme responsable et soucieux du peuple que de dénoncer comme il se doit les drames de l'insécurité.

En outre, c'est bien sûr le rôle de tout parti d'opposition dans une démocratie, de dénoncer les problèmes les plus dramatiques et de proposer une politique alternative. Il est assez révélateur de voir les opposants au FN de l'UMPS se plaindre de ce comportement démocrate.

Le Front National dénonce toujours les problèmes de manière parfaitement justifiée et loyale, en s'appuyant sur la réalité, qui est constamment minimisée, voire dissimulée, par le système politico-médiatique.

Justice

« Le Front National va-t-il donner plus de moyens à la justice ? Â»

Le renforcement des moyens de la Justice est une priorité forte de la politique du Front National, afin de lutter contre l'insécurité grandissante et préoccupante de notre pays. Cette politique volontariste se développe en deux points :

Renforcer les moyens du pouvoir judiciaire

Le budget du ministère de la justice sera fixé, pour le terme de la mandature à 3% de la loi de finances soit 11,4 milliards d'euros soit une augmentation, sur cinq ans, de 6,38 milliards d'euros. Dans le même esprit, le nombre des magistrats, notamment d'instruction, et celui des fonctionnaires de justice sera augmenté fortement d'environ 5 000. Les moyens matériels ainsi que les locaux des services judiciaires feront l'objet d'une loi-programme de modernisation, étalée sur cinq ans, destinée à donner à la France une justice moderne de qualité. Des tribunaux et cours d'appel seront créés afin de mettre tout justiciable à moins de 50 kilomètres d'un tribunal de grande instance.

Revaloriser le statut des juges, le modifier

Les juges et les auxiliaires de justice doivent voir révisés leur statut et leur rémunération pour qu'ils reflètent l'importance qu'accorde l'Etat. Une triple action sera engagée : la revalorisation indiciaire de l'ensemble des personnels de justice et notamment des magistrats, la distinction du grade et de la fonction incluse dans le statut des magistrats, les magistrats et les greffiers seront déchargés des tâches administratives sans rapport avec la fonction judiciaire. Les règles de promotion des magistrats seront revues. Pourrait ainsi être créée une distinction entre le grade et la fonction, la promotion dans le grade se faisant principalement à l'ancienneté, ce qui mettrait les juges à l'abri de décisions arbitraires pour ce qui est de leur situation morale et matérielle.

« Le Front National va-t-il rétablir la peine de mort ? Â»

Dans le cadre de sa nouvelle politique européenne, la France dénoncera la partie des traités qui rendrait impossible le rétablissement de la peine de mort.

Ensuite, un référendum sera proposé par le Président de la République Jean-Marie Le Pen, pour rétablir la peine de mort. Si le Peuple souverain le souhaite, celle-ci s'appliquera alors aux crimes suivants :

  • crimes et trafics internationaux organisés (drogue, association mafieuse, espionnage),
  • terrorisme et prise d'otages,
  • meurtres d'enfants, de personnes âgées, de membres des forces de police, de la gendarmerie et de l'administration pénitentiaire, des convoyeurs et gardiens de fonds,
  • assassinats et meurtres avec viols.

Si le débat sur la peine de mort a malheureusement été détourné à l'initiative de la gauche, autour d'idées prétendument humanistes et plus ou moins floues, il est en réalité un débat sur le pouvoir de dissuasion.

La raison plaide pour l'efficacité dissuasive de cette peine, qui a été scientifiquement démontrée aux Etats-Unis par des études économétriques.

Le nombre de crimes évités par la peine de mort est ainsi très supérieur au nombre de condamnés à mort. Finalement, il est donc bien clair que la peine de mort sauve des vies, qui ont d'autant plus de valeurs qu'elles sont innocentes.

Selon ces études économétriques, l'application de la peine capitale augmente également l'efficacité de toutes les mesures répressives inférieures.

Cela se comprend : la peine de mort pour les crimes les plus odieux et les plus graves est le sommet naturel d'une hiérarchie pénale qui correspond à la pyramide des crimes et des délits.

« En abolissant la peine de mort, on a aboli toute l'échelle des peines Â», disait Peyrefitte, alors Garde des Sceaux.

A la suite des meurtres particulièrement horribles de Mathias (4 ans) et Madison (5 ans) en mai 2006, Jean-Marie Le Pen avait tenu un discours très complet sur la peine de mort, dans lequel on pourra trouver nombre d'informations et d'arguments.

« Que propose le Front National pour réformer les prisons ? Â»

Outre le manque de place et de moyens dans les prisons, il y a lieu de dénoncer l'état pitoyable et dégradant de ces prisons, laissées à l'abandon et aux trafics en tous genres. Le Front National s'attachera à restaurer des conditions de détention dignes d'un pays civilisé, autour des quatre axes suivants :

Dégager des places de prison et construire les places nécessaires

L'expulsion des ressortissants étrangers condamnés qui seront astreints à purger leur peine dans leur pays d'origine libèrera un grand nombre de places de prison. Par ailleurs, dans le but d'humaniser les conditions de détention et de faire face aux nécessités d'incarcération, un plan-programme sera lancé, prévoyant la création des places nécessaires de prison pour donner à la France un système pénitentiaire moderne.

Rétablir les quartiers de haute sécurité

Les établissements pénitentiaires seront systématiquement équipés de tous les moyens propres à éviter l'évasion des détenus les plus dangereux. Les quartiers de haute sécurité seront établis. Les règles de formation et d'emploi des armes par les gardiens de prison seront alignées sur celles de la police nationale.

Séparer les différentes catégories de détenus

L'organisation pénitentiaire sera revue pour séparer les différentes catégories de détenus et en particulier les grands criminels des petits délinquants. Les délinquants primaires seront toujours séparés des récidivistes. En outre, les mineurs emprisonnés seront placés dans des établissements où ils n'auront aucun contact avec les détenus adultes. Enfin, le rétablissement de la fermeté n'exclut pas la volonté de réhabilitation : selon l'exemple pratiqué dans certains pays, il sera créé des chantiers de réhabilitation, permettant à la fois de sanctionner les fautes et de remettre leurs auteurs dans le droit chemin. Les actes délictueux commis en prison seront sévèrement réprimés, leur sanction pouvant aller jusqu'à l'application de la peine capitale.

Revaloriser le statut social et professionnel des gardiens de prison

Les personnels de l'administration pénitentiaire exercent un métier difficile et dangereux. Ils ont droit en contrepartie à la reconnaissance de la Nation, reconnaissance qui doit se traduire par une amélioration de leur statut, de leur rémunération, de leurs conditions de logement ainsi que de leur régime de retraite.

« Le Front National va-t-il revenir sur les Droits de l'Homme ? Â»

Il n'est pas question de revenir sur les Droits de l'Homme. Il peut être surtout question d'insister sur les devoirs de l'homme.

« Que va faire le Front National contre la pédophilie ? Â»

Les autorités publiques doivent faire respecter la morale naturelle et protéger les plus vulnérables de nos compatriotes (enfants, personnes âgées, malades, handicapés). Les atteintes à ce principe par manifestations publiques, films publicités, émissions audiovisuelles, seront poursuivies, conformément aux lois pénales en vigueur.

La répression de ceux qui provoquent à la pédophilie sera sans pitié, notamment par la pornographie.

« Le Front National va-t-il rétablir la double peine ? Â»

Bien entendu, le Front National rétablira la « double peine Â». Car il ne faut pas se méprendre. En droit français, la double peine n'existe pas : il s'agit d'un abus de langage tendant à faire croire qu'une personne serait sanctionnée deux fois pour une seule et même faute. Ceci est faux.

En effet, l'existence d'une « double peine Â» pour l'étranger criminel ou grand délinquant est totalement légitime puisque celui-ci viole deux fois nos lois : la loi pénale qui s'applique à tous les résidents mais aussi la loi de l'hospitalité qui régit l'accueil et le séjour des étrangers sur notre sol.

En novembre 2003, par sa loi sur l'immigration, Nicolas Sarkozy avait donc fait preuve d'un laxisme et d'une irresponsabilité déplorables en supprimant la « double peine Â», que même la gauche n'aurait jamais osé supprimer. Cela signifie que si les étrangers délinquants et criminels ne sont aujourd'hui plus expulsés du territoire, la loi Sarkozy a supprimé également la disposition qui empêchait les étrangers condamnés à plus de 6 mois de prison ferme, de pouvoir obtenir la nationalité française.

Loin de ses discours musclés sur la tolérance zéro et contre l'immigration clandestine, Sarkozy a une fois de plus trahi les électeurs qu'il voulait détourner du Front National, et les expose volontairement à une situation d'insécurité toujours plus grave.

« Que prévoit le Front National pour améliorer les conditions de travail des forces de l'ordre (Police, Gendarmerie) ? Â»

Unifier et renforcer les services de police

La police nationale doit être confortée et développée, le recrutement et la formation de ses membres améliorés. Elle continuera à exercer avec la gendarmerie la sécurité publique, mission que le désengagement de l’Etat conduit de plus en plus à confier à des polices municipales. Son déploiement sur le territoire doit être adapté aux évolutions démographiques et au développement de l’insécurité. Le rôle et les moyens des services spécialisés seront renforcés. Les effectifs et les moyens de la police judiciaire seront accrus et l’autorité des parquets sur ces personnels réaffirmée. Les règles d’emploi des armes à feu, lorsque la vie des personnels de police est menacée, seront assouplies.

Améliorer la rémunération des policiers et des gendarmes

Ces personnels, qui servent l’Etat et assurent la sécurité des citoyens au péril de leur vie, doivent recevoir la juste contrepartie de leur mission : outre la révision de leur grille indiciaire, les primes seront intégrées dans le calcul de leur retraite. Les pensions de réversion versées aux veuves et aux orphelins des personnels de la police et de la gendarmerie, victimes du devoir, seront égales au dernier traitement d’activité.

Augmenter les moyens matériels de la police

Des priorités budgétaires inscrites dans les lois de finances relatives à l’exercice par l’Etat de ses missions régaliennes permettront de renforcer très significativement les moyens en armement, véhicules, locaux, télécommunications et bureautique des services de police et de gendarmerie. Il sera procédé à la rénovation des locaux de police. Un plan d’implantation de commissariats dans les zones sensibles sera mis en œuvre.

La priorité sera aussi donnée aux conditions matérielles de logement des policiers, surtout des jeunes policiers. Ces conditions sont, à l’heure actuelle, souvent indignes.

Décharger les services de police des tâches administratives

Dans le cadre des lois de décentralisation, les collectivités territoriales prendront en charge l’essentiel des tâches administratives sans rapport avec la procédure pénale, actuellement accomplies par les personnels de police (certifications diverses, renouvellement simple de titres légaux, etc.).

Accorder à la police et à la gendarmerie soutien et considération

Les services de police sont trop souvent discrédités dans l’opinion et dans les médias et ne reçoivent pas du pouvoir politique – quand il ne les met pas lui-même en accusation ! -, le soutien qui leur est légitimement dû au regard de la tâche difficile et essentielle qui est la leur. Ce soutien et cette considération devront leur être accordés par le gouvernement. Les campagnes de dénigrement des personnels de police et de gendarmerie feront systématiquement l’objet de poursuites pénales.

Il sera établi au profit des membres des forces de l’ordre une « présomption de légitime défense Â» qui prévaudra dès qu’un membre des forces de l’ordre aura dû utiliser la force et/ou son arme. En outre, ceux qui se seront attaqués à ces membres des forces de l’ordre, seront impitoyablement punis.